Dans l’univers du cinéma, certains acteurs repoussent sans cesse les limites de l’immersion. Jared Leto, connu pour sa méthode radicale, l’a une nouvelle fois démontré sur le tournage de Tron: Ares. Ce troisième opus, attendu depuis quinze ans, promet une confrontation inédite entre intelligence artificielle et humanité, portée par des interprétations marquantes.
Une immersion totale pour incarner Ares
Leto, qui se définit lui-même comme un « bona fide superfan » du film original de 1982, a adopté une approche extrême pour interpréter Ares, un programme sophistiqué conçu par la corporation Dillinger. Dès son arrivée sur le plateau, l’acteur s’est imposé une discipline stricte : silence, distance et maintien du personnage en toutes circonstances. Cette attitude, parfois intimidante pour l’équipe, visait à nourrir la crédibilité de son rôle.
Le réalisateur Joachim Rønning souligne que l’ambiance sur le plateau changeait dès que Leto apparaissait : l’atmosphère devenait plus tendue, chacun adoptant une posture plus rigoureuse. L’acteur n’a jamais quitté son personnage, que ce soit devant ou derrière la caméra. Rønning confie qu’il devait lui-même adopter une posture différente pour dialoguer avec Leto, se mettant dans la peau d’un subordonné du « général de la Grille ».
Ce jeu de rôle permanent a contribué à renforcer la dynamique entre les membres de l’équipe, tout en accentuant la singularité du personnage d’Ares.
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Jeff Bridges, l’exception qui confirme la règle
Face à cette rigueur, Jeff Bridges, qui reprend son rôle emblématique de Kevin Flynn, a choisi une voie opposée. Refusant de se plier à la demande de Leto d’être appelé par son nom de personnage, Bridges a préféré suivre son instinct. Selon lui, Flynn, en tant que créateur de l’univers de Tron, jouit d’une liberté particulière : « Puisque je suis Flynn, qui a créé tout ce monde, j’ai estimé pouvoir l’appeler comme je le voulais ».
Bridges a donc surnommé Leto « Air », marquant ainsi sa distance avec les conventions du tournage et affirmant la position dominante de Flynn dans l’intrigue.
Le poids du costume, moteur de la performance
Leto minimise toutefois l’importance de sa méthode, attribuant une grande partie de son immersion au costume d’Ares. La combinaison, pesant près de 18 kilos, influence la posture, la démarche et l’attitude de l’acteur. Leto affirme que cette contrainte physique l’a aidé à se glisser dans la peau d’un « guerrier venu du futur », rendant chaque mouvement plus authentique et renforçant l’impact visuel du personnage.
Un nouvel affrontement entre mondes réel et numérique
Tron: Ares s’annonce comme un tournant pour la saga. Cette fois, le programme Ares quitte le monde digital pour une mission périlleuse dans la réalité, marquant la première confrontation directe entre l’humanité et des entités issues de l’intelligence artificielle. Autour de Leto et Bridges, le casting réunit des talents tels que Greta Lee, Hasan Minhaj, Jodie Turner-Smith, Arturo Castro et Cameron Monaghan, promettant une aventure riche en rebondissements.
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Rendez-vous en octobre pour la suite tant attendue
Le film, qui sortira exclusivement en salles le 10 octobre, suscite déjà une vive attente. Entre la performance habitée de Jared Leto, la présence charismatique de Jeff Bridges et une intrigue explorant les frontières entre l’humain et la machine, Tron: Ares s’impose comme un événement cinématographique majeur de l’automne.
SOURCE : ComicBook.com

