La première session ordinaire de l’année 2025 s’est achevée le 17 juillet à l’Assemblée nationale du Bénin. Présentée comme particulièrement productive, cette séquence parlementaire s’est distinguée par un volume de textes adoptés et une intensité d’activités aussi bien législatives que diplomatiques. Un dîner de presse organisé à Porto-Novo a permis de dresser un bilan officiel, sous l’égide du porte-parole du président Louis Gbèhounou Vlavonou, Vitali Boton.
Des textes stratégiques pour accompagner les réformes
Durant cette session ouverte le 10 avril, les députés ont validé dix lois ordinaires, deux résolutions et quatorze décrets de ratification. Cette production législative, considérée comme dense, touche à des thématiques variées. Les questions de nationalité, d’identification, de microfinance ou encore de politique migratoire figurent parmi les priorités traitées. L’environnement et la planification à long terme ont également fait l’objet d’ajustements juridiques notables.
Deux lois ont particulièrement retenu l’attention : l’une fixe une vision de développement pour le pays à l’horizon 2060, l’autre modifie le cadre réglementaire du projet de pipeline d’exportation Niger-Bénin. Ce dernier, d’envergure régionale, requérait une adaptation juridique pour encadrer ses implications économiques et environnementales.
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Un contrôle parlementaire déplacé vers le terrain
Contrairement aux pratiques habituelles, aucune question orale ou écrite n’a été discutée en plénière. Ce choix s’explique, selon le porte-parole, par une réorientation volontaire du contrôle parlementaire. Des délégations de députés ont été envoyées dans diverses localités pour évaluer concrètement les politiques publiques en cours. Ces visites ont permis d’écouter les populations et de mesurer l’impact réel des projets étatiques, en particulier dans les zones sensibles en matière de sécurité.
Le Caucus des femmes parlementaires s’est également illustré. Il a mené des actions ciblées dans plusieurs marchés modernes, témoignant de l’importance accordée à l’approche genre dans la gouvernance nationale.
La diplomatie parlementaire comme levier d’influence
Sur le plan international, la participation du Bénin à deux grands événements a consolidé sa présence sur la scène parlementaire. Le pays a pris part au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) ainsi qu’à la 31ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’APF. Ces rendez-vous ont renforcé les liens du Bénin avec d’autres instances parlementaires, notamment francophones.
Plusieurs accords de coopération ont été scellés, notamment avec le Parlement nigérian et la Cour des comptes nationale, afin de renforcer la formation, la transparence et l’efficacité des audits publics. L’installation des membres de la 4ᵉ mandature du Parlement des jeunes s’inscrit dans cette volonté d’ouverture et d’inclusivité.
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Vers un parlement plus moderne et accessible
Dans ses propos conclusifs, le président Vlavonou a salué le travail de la presse nationale pour son rôle dans la consolidation démocratique. Toutefois, il a déploré la situation d’organes de presse ne disposant plus de reconnaissance légale, appelant à une régularisation rapide pour maintenir un partenariat actif avec l’institution.
Sous sa direction, l’Assemblée nationale poursuit son ambition d’être plus rigoureuse, plus transparente et plus proche des citoyens. Le dynamisme observé au sein de la 9ᵉ législature semble confirmer cette orientation, tout comme les collaborations renforcées avec les médias.
SOURCE : Bénin Web TV
