Face à l’accumulation de corps non identifiés ou non réclamés dans plusieurs établissements funéraires, la mairie d’Abomey-Calavi a lancé un appel pressant aux familles concernées. Par un communiqué en date du 6 août 2025, les autorités municipales exigent que des démarches soient entreprises avant le 11 août. À défaut, des mesures administratives strictes seront appliquées.
Plusieurs dépouilles abandonnées dans les morgues du département
Le communiqué fait état d’une situation préoccupante dans les structures hospitalières locales, notamment au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) de Cotonou, à l’Hôpital de zone d’Abomey-Calavi/So-Ava, ainsi qu’au funérarium Les Anges. Dans ces établissements, plusieurs corps demeurent sans identification formelle ou sans suivi familial, parfois depuis plusieurs semaines.
Afin de remédier à cet encombrement et d’assurer une gestion respectueuse des défunts, la municipalité a affiché la liste des dépouilles concernées dans le hall principal de l’hôtel de ville, précisément au niveau du tableau N°5. Les familles sont invitées à s’y référer sans délai.
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Une démarche encadrée par la loi et motivée par la dignité
Le maire Angelo Évariste Ahouandjinou exhorte les proches à se présenter rapidement aux commissariats de police ou au parquet du Tribunal de Première Instance d’Abomey-Calavi. Ces structures sont habilitées à initier le processus d’identification et, le cas échéant, à autoriser la remise des corps pour inhumation.
En l’absence de réaction avant la date limite du 11 août, la mairie prévient qu’elle procédera à l’inhumation des dépouilles concernées. Cette mesure, bien qu’encadrée par la réglementation, privera les familles de toute possibilité d’organiser des funérailles selon les rites ou volontés personnelles.
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Un appel à la responsabilité collective et au respect des morts
Les autorités locales insistent sur le caractère humain et réglementaire de cette décision. Il ne s’agit pas seulement de gestion administrative, mais de préserver la dignité des personnes décédées et d’éviter des situations de blocage prolongé dans les structures funéraires. La mairie en appelle à la conscience citoyenne pour régler cette situation avec la solennité qu’elle mérite.
Ce rappel à l’ordre vise autant à désengorger les morgues qu’à sensibiliser les familles sur leurs devoirs dans l’accompagnement posthume de leurs proches. La responsabilité collective est ici convoquée au nom du respect dû aux morts.
SOURCE : La Nouvelle Tribune

