En prévision des élections générales de 2026, l’Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP) a lancé un vaste programme de formation à l’intention des partis politiques et des organisations de la société civile (OSC). Cette initiative, conduite depuis le début du mois d’octobre 2025, vise à garantir un traitement éthique, sécurisé et conforme à la loi des informations sensibles collectées durant le processus électoral.
Renforcer la conformité aux règles de protection des données
Les sessions de formation ont pour objectif de sensibiliser les acteurs politiques à leurs responsabilités légales en matière de gestion de données personnelles. Les experts de l’APDP ont présenté les obligations imposées par le Code du numérique, notamment celles relatives à la légitimité des collectes, à la transparence auprès des personnes concernées, à la durée de conservation et aux garanties de sécurité.
Pour l’institution, il s’agit d’une étape essentielle pour assurer la crédibilité du processus électoral et éviter toute utilisation abusive des fichiers de sympathisants, d’électeurs ou de militants. « La protection des données ne doit pas être une option mais une règle absolue », a rappelé un représentant de l’APDP, insistant sur la nécessité d’une vigilance accrue dans le traitement des informations.
A LIRE AUSSI : Élections 2026 au Bénin : la Céna renforce la transparence et la digitalisation du processus
Des acteurs spécifiquement habilités
L’APDP a précisé que seuls les partis politiques qualifiés selon la répartition électorale, à savoir l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), le Bloc Républicain (BR) et la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), sont autorisés à manipuler des données électorales. Cette mesure vise à prévenir les dérives et à s’assurer que le traitement des informations se fasse dans le respect strict des dispositions légales.
Les participants ont été encouragés à adopter de bonnes pratiques numériques, incluant la sécurisation des bases de données, le chiffrement des échanges et la sensibilisation des équipes internes aux risques liés à la cybercriminalité. Ces efforts visent à réduire les vulnérabilités pouvant compromettre la confidentialité des électeurs.
Une collaboration renforcée entre la Céna et l’APDP
L’APDP a également mis en avant le partenariat institutionnel scellé avec la Commission électorale nationale autonome (Céna). Un protocole de coopération, signé en août 2025, encadre désormais la gestion numérique du processus électoral. Ce dispositif vise notamment à superviser l’utilisation des plateformes de collecte et des outils technologiques tels que la solution “e-Déclaration”, conçue pour dématérialiser le dépôt des candidatures.
Grâce à cette collaboration, les deux institutions entendent renforcer la sécurité numérique des opérations électorales et instaurer un climat de confiance entre les citoyens et les acteurs politiques. L’APDP assure une surveillance continue des systèmes numériques afin d’éviter les fuites ou manipulations de données.
A LIRE AUSSI : Duo présidentiel des Démocrates : 35 candidatures pour la présidentielle 2026
Un pas décisif vers un scrutin plus transparent
En investissant dans la formation et la sensibilisation, l’APDP veut inscrire la protection des données personnelles au cœur du processus démocratique. Cette approche préventive constitue une garantie pour des élections crédibles, inclusives et respectueuses des droits fondamentaux. À travers ces actions, le Bénin confirme son engagement à concilier innovation technologique et respect des libertés individuelles, en faisant de la sécurité numérique un pilier de la démocratie moderne.
SOURCE : BENIN WEB TV

