Après plus d’un an d’application, la mesure interdisant temporairement la sortie des produits vivriers du territoire béninois a officiellement pris fin. Le ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC) a, par voie de correspondance, confirmé la levée de cette restriction. Cette décision marque un tournant attendu pour les acteurs du secteur agricole et commercial, qui peuvent désormais renouer avec les flux d’exportation interrompus depuis juin 2024.
Une interdiction désormais arrivée à échéance
Instituée par l’arrêté interministériel n°2024-051 en date du 7 juin 2024, cette interdiction visait à préserver la sécurité alimentaire nationale, en encadrant strictement la sortie de certains produits agricoles. Céréales, tubercules, farines et autres dérivés figuraient parmi les denrées concernées.
Selon la note émise le 23 juin 2025 par le Secrétaire général adjoint du MIC, Kocou Zéphiryn Pognon, les articles 1 et 4 du texte réglementaire précisent une durée d’application clairement limitée dans le temps. Cette échéance étant atteinte, la mesure cesse désormais de produire effet.
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Un signal fort pour les opérateurs économiques
La reprise des exportations réintroduit de nouvelles perspectives pour les producteurs et commerçants, souvent confrontés à des difficultés de liquidité et de débouchés durant la période d’interdiction. Les échanges sous-régionaux et internationaux peuvent à nouveau s’intensifier, dans le strict respect des normes en vigueur. Pour les exportateurs béninois, cette levée constitue une bouffée d’oxygène bienvenue, dans un contexte de redynamisation post-restriction.
Un cadre libéralisé sous surveillance réglementaire
Si les barrières à l’exportation sont levées, cela ne signifie pas pour autant un relâchement total du contrôle. Le respect des dispositions légales en matière de commerce transfrontalier reste de mise. Le ministère de l’Industrie et du Commerce entend maintenir une veille réglementaire pour prévenir tout déséquilibre sur le marché intérieur. Toutefois, cette nouvelle phase repose sur une logique de régulation incitative, qui encourage les exportateurs tout en garantissant la disponibilité des vivres sur le territoire.
Des réactions favorables dans l’opinion publique
La levée de la mesure a été bien accueillie par plusieurs observateurs et citoyens. Certains saluent un retour à un système de marché plus libre, soulignant la nécessité d’éviter des blocages pénalisant les petits producteurs. D’autres appellent à une meilleure planification des prochaines décisions, en insistant sur la nécessité d’un accompagnement public réel de la filière agricole en amont, pour éviter de futures tensions entre régulation et liberté économique.
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Une décision porteuse d’espoir pour les campagnes
En débloquant l’accès aux marchés extérieurs, l’État béninois redonne du souffle à un secteur vital de son économie. Les zones rurales productrices devraient rapidement bénéficier des retombées de cette reprise, tant en termes de revenus qu’en opportunités de partenariats. Le timing de cette mesure apparaît stratégique, à l’approche de la nouvelle saison agricole et dans un contexte régional de plus en plus concurrentiel.
SOURCE : La Nouvelle Tribune

