L’action rapide de la police républicaine a abouti, dans la nuit du 26 août 2025, à une saisie importante de produits stupéfiants au carrefour Sodohomè. Cette opération, menée à l’aube grâce à un renseignement exploité avec célérité, a mis en évidence la persistance du trafic de chanvre indien dans certaines localités béninoises.
L’intervention illustre la détermination des forces de l’ordre à enrayer un phénomène qui continue d’alimenter divers réseaux criminels. Au-delà des deux interpellations effectuées, la quantité saisie attire l’attention par son volume et soulève de nouvelles interrogations sur l’ampleur de ces filières.
Une opération déclenchée sur renseignement
Dès quatre heures du matin, les éléments de la police républicaine ont dressé un dispositif de surveillance au carrefour Sodohomè. Sur la base d’une information préalable jugée fiable, ils ont ciblé une moto en provenance d’Azovè et se dirigeant vers Illara, dans la commune de Kétou. Les deux individus à bord ont immédiatement été interpellés pour un contrôle minutieux.
La fouille des bagages transportés a permis la découverte de trois sacs volumineux. À l’intérieur se trouvaient quarante plaquettes de chanvre indien, soigneusement emballées, pour un poids total de 22 kilogrammes. Un des suspects portait d’ailleurs un sac à dos contenant une partie de la cargaison, signe de la volonté de dissimuler la marchandise malgré les risques de détection.
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Des suspects incapables de justifier la cargaison
Lors de leur audition, les deux prévenus ont indiqué avoir quitté Azovè pour rejoindre Illara. Toutefois, ils n’ont pas pu fournir d’explications convaincantes concernant la provenance exacte du chanvre ni l’identité des destinataires finaux. Cette absence de justification a renforcé la conviction des enquêteurs sur l’existence d’un réseau plus vaste, utilisant des relais pour transporter la marchandise par étapes.
En raison de la gravité des faits, les mis en cause ont été placés en garde à vue puis transférés à l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs (OCERTID). Cette unité spécialisée a ouvert une enquête approfondie afin d’identifier les ramifications de l’affaire et de démanteler la structure organisée à l’origine de l’opération.
Une lutte de longue haleine contre les trafics
La saisie de Sodohomè illustre les défis sécuritaires liés au commerce illégal de stupéfiants. Bien que la police multiplie les interventions, la récurrence de ces cas révèle que les trafiquants adaptent sans cesse leurs méthodes. La circulation par moto, souvent jugée discrète et rapide, constitue un moyen privilégié par les contrebandiers pour franchir les contrôles.
Cette opération rappelle également que le Bénin reste un carrefour stratégique pour divers trafics, en raison de sa position géographique et de la densité de ses axes routiers. La vigilance des forces de l’ordre s’avère donc déterminante pour contenir un fléau qui fragilise la sécurité publique et menace la jeunesse exposée à la consommation de drogues.
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Vers un renforcement des dispositifs de contrôle
L’OCERTID, déjà engagé dans plusieurs enquêtes de grande envergure, pourrait s’appuyer sur ce nouveau dossier pour mettre au jour un maillage criminel plus large. Des interpellations supplémentaires ne sont pas à exclure, surtout si les suspects décident de collaborer avec les autorités.
L’affaire démontre, une fois encore, la nécessité d’intensifier la coopération entre services de sécurité, mais aussi de renforcer la sensibilisation des populations. Car si la répression reste indispensable, la prévention constitue un autre volet essentiel de la lutte contre le trafic de stupéfiants.
SOURCE : Benin Web TV

