Le tribunal de première instance s’est penché cette semaine sur une affaire de vol présumé de cinq millions de francs CFA impliquant deux jeunes apprentis plombiers. L’audience, tenue jeudi dernier, a été suspendue et reportée au 31 juillet 2025 afin de permettre l’audition des parents du mis en cause. Une démarche jugée nécessaire pour clarifier l’origine des fonds utilisés récemment par leur fils, aujourd’hui accusé par son collègue.
Un climat de suspicion entre collègues et colocataires
Les deux jeunes hommes partagent bien plus qu’un lieu de travail. Colocataires et employés du même patron, ils évoluent dans un environnement de confiance apparente. Mais cette entente s’est effondrée lorsqu’un des deux apprentis affirme avoir caché une importante somme destinée à des travaux de construction dans leur logement commun. Il soutient que cette épargne a disparu sans laisser de trace.
La tension monte d’un cran lorsqu’il remarque que son colocataire s’est offert une moto estimée à plus de 500 000 francs CFA. Ce nouvel achat, jugé suspect, pousse la victime à saisir la justice. Pour lui, il ne fait aucun doute que la moto a été financée avec les fonds subtilisés.
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Une défense jugée insuffisante à ce stade
À la barre, l’accusé réfute catégoriquement les accusations. Selon ses propos, l’achat de la moto aurait été rendu possible grâce à un soutien financier de son père, complété par ses économies personnelles. Cependant, cette version ne convainc pas les juges, faute de preuves solides et de cohérence claire dans ses déclarations.
Soucieuse d’établir les faits de manière impartiale, la cour a déjà entendu le témoignage du patron des deux apprentis. Ce dernier n’a pas apporté d’éléments décisifs, mais a confirmé la relation de travail entre les deux parties. Le tribunal a donc jugé utile de convoquer le père et la mère du mis en cause pour obtenir des explications directes sur l’origine des fonds ayant servi à l’achat du deux-roues.
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Une suite d’audience attendue dans un climat tendu
L’audition des parents, prévue pour le 31 juillet, s’annonce déterminante dans un dossier où les éléments matériels sont insuffisants et où les témoignages restent fragiles. Les tensions entre les apprentis, désormais exacerbées par l’action judiciaire, risquent de compliquer davantage la résolution du conflit.
En l’absence de preuves tangibles, cette affaire met en lumière les défis que pose la résolution des différends financiers entre jeunes en apprentissage, surtout lorsqu’ils évoluent dans des contextes de cohabitation informelle.
SOURCE : La Nouvelle Tribune

