L’Assemblée nationale du Bénin s’apprête à ouvrir, le 1er septembre 2025, sa deuxième session extraordinaire de l’année. Les élus de la neuvième législature sont convoqués pour examiner deux points majeurs : la mise en conformité de la résolution relative aux modifications du règlement intérieur et l’adoption du budget 2026 du Parlement. Ce rendez-vous législatif traduit la volonté des institutions de renforcer la transparence et d’assurer une gouvernance conforme aux principes constitutionnels.
Une session convoquée sous l’impulsion de la Cour constitutionnelle
Cette session trouve son origine dans une décision rendue le 8 août dernier par la Cour constitutionnelle. Les sages avaient été saisis du contrôle de constitutionnalité de la résolution n°2020-01 du 14 juillet 2020, qui portait sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
À l’issue de leur analyse, ils ont relevé une non-conformité. L’article 133 nouveau, introduit par cette résolution, ne précise pas la composition du cabinet du président de l’Assemblée, alors que l’ancien règlement le faisait. Cette omission a été jugée contraire à la Constitution, contraignant ainsi les députés à corriger le texte.
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Un ordre du jour centré sur deux dossiers essentiels
Les élus devront donc réexaminer le règlement intérieur afin de l’harmoniser avec les exigences constitutionnelles. Cette révision vise à garantir une meilleure organisation interne du Parlement et à éviter toute zone d’ombre dans l’interprétation des textes. La clarté sur la composition du cabinet du président de l’Assemblée apparaît en effet comme un élément déterminant pour le fonctionnement de l’institution.
Parallèlement, les députés plancheront sur le budget 2026 de l’Assemblée nationale. L’adoption de ce document financier s’inscrit dans une logique de prévoyance et de planification. Elle permettra de couvrir les besoins liés à la gestion administrative et à l’organisation des travaux parlementaires. Le vote de ce budget représente aussi un exercice de responsabilité financière et de transparence, attendu par l’opinion publique.
Un enjeu institutionnel et politique notable
Au-delà des aspects techniques, cette session extraordinaire illustre l’importance du rôle joué par la Cour constitutionnelle dans la régulation du système politique béninois. Son intervention rappelle que le respect des normes constitutionnelles constitue un garde-fou pour la démocratie. Pour les députés, il s’agit d’une opportunité de démontrer leur attachement à l’État de droit et à la bonne gouvernance.
Ce rendez-vous revêt également une dimension politique. Les débats autour du règlement intérieur traduisent les rapports de force et les équilibres institutionnels au sein du Parlement. La clarification sur les prérogatives et l’organisation du cabinet du président de l’Assemblée pourrait avoir des incidences sur le fonctionnement quotidien de l’institution et sur la répartition des responsabilités.
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Perspectives et attentes
En procédant à ces ajustements, les parlementaires entendent consolider le cadre juridique de leur action. La transparence dans la gestion interne et l’adoption anticipée du budget devraient contribuer à renforcer la confiance du public envers ses représentants.
L’ouverture de cette session exceptionnelle met en lumière la volonté de l’Assemblée nationale de répondre avec rigueur aux exigences de la Constitution et aux attentes citoyennes.
SOURCE : Banouto

