Une réunion de travail s’est tenue à Cotonou le 24 septembre 2025, sous la présidence du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. L’objectif principal était de coordonner les actions de deux unités spécialisées de la Police républicaine dédiées à la protection du patrimoine et au tourisme.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté gouvernementale plus large de garantir la sécurité des visiteurs et des biens culturels. Elle concrétise une vision politique ambitieuse visant à positionner le Bénin comme une destination de choix sur la scène touristique internationale.
Des unités spécialisées pour une protection ciblée
Le gouvernement mise sur la professionnalisation de la sécurité autour de ses sites culturels. Les deux unités concernées, l’Unité de protection des biens culturels et l’Unité spéciale pour le tourisme, ont été créées en application d’une loi de 2021. Leur mandat couvre la sécurisation des musées, des sites patrimoniaux, des événements culturels et des circuits touristiques.
Leur déploiement sur le terrain doit s’adapter aux réalités locales pour offrir un cadre optimal aux visiteurs. La présence du directeur général de la Police républicaine et des commandants de ces unités lors de la réunion souligne l’importance stratégique accordée à cette mission.
Jean-Michel Abimbola a salué la mise en œuvre effective de ces structures. Il a rappelé que leur activation s’appuie sur les infrastructures déjà réalisées dans le cadre du Programme d’action du gouvernement. Le ministre a affirmé que le monde entier peut désormais constater la concrétisation de cette vision politique. Pour lui, il ne fait aucun doute que ces efforts contribuent à renforcer l’attractivité du pays. La sécurisation du patrimoine représente ainsi un maillon essentiel dans la chaîne de valeur du tourisme béninois.
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Une collaboration interinstitutionnelle renforcée
Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité d’une synergie étroite entre le ministère et la Police républicaine. Cette collaboration est perçue comme la clé pour professionnaliser davantage la sécurisation du patrimoine. Il s’agit notamment de partager les informations, d’harmoniser les procédures et de mener des actions conjointes. Une telle approche permet de répondre avec efficacité aux enjeux de sécurité spécifiques au secteur culturel et touristique. Elle vise aussi à consolider l’image d’un Bénin sûr et organisé.
La réunion a notamment permis de clarifier les missions respectives de chaque acteur. Cette clarification est fondamentale pour éviter les doublons et optimiser l’utilisation des ressources. Le chargé de mission du Chef de l’État au patrimoine et aux musées était également présent, signe que la question dépasse le seul cadre ministériel. Elle relève d’une priorité nationale inscrite dans l’agenda présidentiel. Cette implication des plus hautes sphères de l’État confère une légitimité accrue aux actions engagées.
Un levier pour le développement touristique
Au-delà de la sécurité, l’enjeu est économique. Un environnement sécurisé est une condition sine qua non pour attirer les investissements et les visiteurs internationaux. Le secteur touristique connaît un essor notable au Bénin, et le gouvernement entend poursuivre cette dynamique. La protection des biens culturels devient ainsi un argument commercial de poids. Elle rassure les opérateurs touristiques et les voyageurs soucieux de leur sécurité.
La politique de sécurisation du patrimoine s’intègre donc dans une stratégie globale de développement. Elle complète les efforts déjà consentis en matière d’infrastructures hôtelières, de promotion et d’organisation d’événements. En garantissant la sûreté des sites, le Bénin se dote d’un avantage comparatif dans une région parfois confrontée à des défis sécuritaires. Cette démarche proactive participe à la construction d’une marque destination forte et fiable.
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Vers une reconnaissance internationale
À terme, ces efforts pourraient permettre au Bénin d’obtenir une reconnaissance internationale pour sa gestion du patrimoine. Une sécurité bien organisée autour des sites culturels est souvent un critère pris en compte par les organismes de classement comme l’UNESCO. En se dotant d’unités spécialisées, le pays démontre son engagement sérieux en la matière. Il envoie un signal positif à la communauté internationale et aux partenaires au développement.
La tenue de cette réunion de travail marque une étape importante dans la concrétisation de cette ambition. Elle traduit une volonté politique de passer des discours aux actes. Le renforcement de la sécurité du patrimoine et du tourisme n’est plus un simple projet, mais une réalité opérationnelle. Le Bénin poursuit ainsi méthodiquement son objectif de devenir une référence en matière de tourisme culturel sûr et durable en Afrique de l’Ouest.
SOURCE : La Nouvelle Tribune

