À Parakou, dans le quartier Banikanni Rose-Croix, le mois de septembre 2025 restera gravé dans la mémoire d’une restauratrice. Son établissement a été la cible de trois cambriolages successifs, qui ont lourdement impacté son activité.
Grâce à la réactivité des forces de l’ordre, un suspect a été arrêté, permettant la récupération partielle des biens volés. Mais l’affaire met en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés de nombreux entrepreneurs locaux.
Trois attaques en moins de deux semaines
Le calvaire de la restauratrice a débuté dans la nuit du 2 septembre. Elle avait garé sa moto HAOJUE 110 dans son salon, pensant la mettre à l’abri. Au réveil, le deux-roues avait disparu. Ce premier vol ne sera que le prélude à une série inquiétante.
Quelques jours plus tard, le 13 septembre, de nouveaux malfaiteurs s’en prennent à son restaurant du quartier Arafat. Cette fois, la porte de la cuisine est forcée et un lot important de denrées alimentaires disparaît : un sac de riz de 50 kg, un bidon d’huile, des boîtes de tomates, divers assaisonnements et plusieurs marmites.
À peine remise de ce deuxième coup dur, la restauratrice est à nouveau visée dans la nuit du 15 au 16 septembre. Les cambrioleurs emportent dix bidons d’huile, un plateau d’œufs, du gari et d’autres provisions indispensables à son commerce. En moins de deux semaines, elle perd l’équivalent de plusieurs semaines de revenus, mettant en péril la survie de son activité.
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Une enquête rapide et efficace
Face à cette spirale de vols, la victime décide de solliciter la Police républicaine. Les agents du 2ᵉ arrondissement de Parakou déclenchent une enquête approfondie. Leur persévérance porte rapidement ses fruits : dans la nuit du 17 au 18 septembre, un suspect est interpellé au quartier Arafat.
Lors de son audition, l’individu reconnaît sa participation aux cambriolages. Il révèle également l’existence d’un complice, toujours en fuite. Une perquisition menée à son domicile permet de mettre la main sur plusieurs biens volés : un sac de riz entamé, trois marmites, deux bidons vides, du gari, du sel, des boîtes de tomates, ainsi que du matériel électronique, dont deux téléphones portables et un ordinateur HP.
Ces saisies confirment l’implication du suspect et offrent un premier soulagement à la restauratrice, qui récupère une partie de son matériel.
Un soulagement mêlé d’inquiétude
La victime, éprouvée par cette succession d’épreuves, a salué la promptitude et l’efficacité de la Police. Elle espère désormais pouvoir exercer son métier en toute sérénité. Toutefois, le fait qu’un complice demeure en cavale rappelle que la menace n’est pas totalement écartée. Les forces de l’ordre poursuivent leurs investigations afin de neutraliser l’ensemble du réseau impliqué dans ces cambriolages.
Cette affaire illustre la vulnérabilité des petits commerces face à la criminalité urbaine. Les restaurateurs, souvent installés dans des quartiers animés mais peu sécurisés, deviennent des cibles faciles. Elle souligne aussi l’importance d’une coopération étroite entre citoyens et forces de sécurité pour contenir ce type de menace.
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Une alerte pour les commerçants locaux
Au-delà du cas particulier de cette restauratrice, l’affaire met en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les acteurs économiques à Parakou et dans d’autres villes béninoises. La répétition des vols fragilise des activités déjà marquées par des marges étroites. Chaque perte de stock ou de matériel compromet la pérennité d’un commerce et peut entraîner des conséquences sociales pour les familles qui en dépendent.
La vigilance accrue des commerçants, combinée à une action déterminée des autorités, apparaît comme une condition essentielle pour garantir un climat d’affaires stable. À Parakou, la restauratrice espère désormais tourner la page et redonner confiance à sa clientèle, après un mois de septembre éprouvant.
SOURCE : Benin Web TV

