Malgré le succès précoce de la Nintendo Switch 2, les cartes-clés représentent une zone d’ombre persistante planant sur les premiers mois de commercialisation de la nouvelle console.
La situation vient de s’aggraver considérablement puisque la Bibliothèque nationale de la Diète japonaise (NDL) a officiellement confirmé que ces supports ne peuvent prétendre à une préservation au sein de ses collections, en raison de leur fonctionnement particulier. Cette décision constitue un revers supplémentaire pour un système déjà controversé depuis son introduction sur le marché vidéoludique nippon.
La NDL ferme ses portes aux cartes-clés Nintendo Switch 2
La Bibliothèque nationale de la Diète figure parmi les plus importantes institutions documentaires mondiales et archive depuis vingt-cinq ans les supports physiques, incluant disques, cartouches et cartes de jeux vidéo. L’établissement a préservé près de dix mille jeux vidéo durant cette période, mais les cartes-clés Switch 2 ne rejoindront pas cette collection prestigieuse.
Selon les informations rapportées par Famitsu et traduites par Automaton, un porte-parole de la NDL précise que « seuls les supports physiques contenant le contenu lui-même » peuvent prétendre à une préservation dans leurs collections de médias physiques. « Puisqu’une carte-clé ne constitue pas, en elle-même, un contenu, elle sort de notre champ de collection et de préservation », explique-t-il.
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Fonctionnement et limites des cartes-clés
Lors de l’achat d’un jeu Switch 2 sur carte-clé, les consommateurs reçoivent effectivement une carte dans un boîtier, suggérant des éléments physiques tangibles. Néanmoins, comme l’indique la dénomination, cette carte fonctionne uniquement comme une clé déclenchant un téléchargement, nécessitant impérativement une connexion internet lors de la première insertion.
Bien que la carte doive être insérée dans la console à chaque session de jeu après le téléchargement initial, la NDL ne reconnaît pas cette caractéristique comme suffisamment physique. L’institution considère ces jeux plus proches du numérique que du physique, les excluant donc de ses critères de préservation.
Une controverse grandissante autour des cartes-clés
Depuis la révélation que la majorité des titres tiers de la Switch 2 adopteraient ce format, la contestation s’intensifie à chaque nouvelle annonce. Récemment, l’édition collector très coûteuse d’Octopath Traveler 0 sur Switch 2 s’est révélée utiliser une carte-clé, alimentant davantage la frustration communautaire.
Les fans se sont également indignés concernant le portage de Persona 3 Reload sur Switch 2, qui non seulement utilisera une carte-clé mais n’inclura pas l’épisode Aigis. Cette accumulation de déceptions transforme progressivement l’enthousiasme initial en méfiance généralisée.
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Perspectives d’évolution pour la préservation numérique
La NDL ayant récemment modifié sa position concernant la préservation des livres et magazines numériques, une évolution future de sa politique vis-à-vis des cartes-clés demeure envisageable. Pour l’instant cependant, ces supports restent dans un limbo entre physique et numérique, privés de reconnaissance institutionnelle.
Cette situation soulève des questions fondamentales sur l’avenir de la préservation vidéoludique à l’ère du numérique hybride, où les frontières traditionnelles entre supports physiques et dématérialisés s’estompent progressivement.
SOURCE : TheGamer

