À quatre mois des élections législatives prévues pour le 11 janvier 2026, la Cour constitutionnelle du Bénin vient de lancer une campagne de recrutement de délégués électoraux. Cet appel, daté du 2 septembre 2025, vise à renforcer l’encadrement du scrutin afin de garantir son bon déroulement et sa transparence. Les dépôts de candidatures se dérouleront du 15 septembre au 14 octobre 2025 exclusivement via la plateforme officielle mise en ligne par l’institution.
Un dispositif de contrôle élargi
Pour superviser efficacement le processus électoral, la haute juridiction prévoit de recruter 12 délégués départementaux,160 délégués communaux et 1200 délégués d’arrondissement. Cette organisation pyramidale permettra de couvrir l’ensemble du territoire et de suivre de près les opérations de vote. Chaque niveau de délégué aura un rôle spécifique, depuis la coordination départementale jusqu’au suivi des bureaux de vote au sein des arrondissements.
La répartition des profils exigés varie selon les responsabilités. Un Bac est requis pour les délégués d’arrondissement, un Bac + 3 pour les délégués communaux, et un Bac + 4 pour les postes départementaux. L’objectif est de confier ces missions de supervision à des candidats capables de concilier compétences académiques et connaissance du terrain.
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Des conditions strictes de candidature
Les critères généraux posés par la Cour sont clairs : être de nationalité béninoise, électeur inscrit sur la liste, résider dans la circonscription concernée et en avoir une bonne connaissance. La disponibilité, l’intégrité et une moralité irréprochable figurent également parmi les qualités exigées. Ces conditions visent à prévenir toute contestation et à assurer une observation crédible du scrutin. Les dossiers de candidature doivent être déposés uniquement en format PDF sur la plateforme officielle. Ils comprennent une photocopie lisible d’une pièce d’identité, une copie légalisée du diplôme ou d’un justificatif équivalent ainsi qu’une photo d’identité. Le choix du numérique marque la volonté de la Cour d’inscrire le processus dans une dynamique de modernisation et de fluidité administrative.
Un recrutement placé sous le signe de la transparence
L’appel, signé par le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gani Romuald Irotori, s’inscrit dans la mission traditionnelle de l’institution : garantir l’impartialité et l’indépendance des scrutins au Bénin. L’encadrement des législatives par des délégués répartis dans chaque département, commune et arrondissement doit permettre d’éviter les irrégularités et de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.
En donnant la priorité à des candidats issus des zones qu’ils auront à surveiller, la Cour entend s’appuyer sur leur connaissance du milieu et sur leur proximité avec les réalités locales. Ce choix pourrait faciliter la remontée rapide d’informations en cas de litiges ou d’incidents le jour du vote.
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Un signal fort à l’approche des élections
Cette initiative traduit la volonté des institutions de consolider l’État de droit et d’assurer une gestion électorale sans contestation majeure. À mesure que la date du scrutin approche, la sélection de ces délégués devient un enjeu essentiel pour crédibiliser le processus. Leur présence sur le terrain contribuera à rassurer non seulement les électeurs, mais aussi les partis politiques qui participeront aux législatives.
Le recrutement annoncé constitue ainsi un signal fort en faveur d’élections transparentes. La Cour constitutionnelle envoie le message qu’elle entend jouer pleinement son rôle d’arbitre neutre et garantir que le verdict des urnes reflète fidèlement la volonté populaire.
SOURCE : La Nouvelle Tribune

