À huit mois de l’échéance présidentielle, la désignation de Romuald Wadagni comme candidat de l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) et du Bloc républicain (BR) a entraîné une série de soutiens publics à travers le pays. Présenté par ses promoteurs comme l’option de la continuité, le ministre d’État bénéficie déjà d’un large appui politique et citoyen.
Mobilisations locales et démonstrations publiques
À Porto-Novo, une marche organisée le 3 septembre a rassemblé militants et sympathisants venus « valider » le choix du candidat. Les pancartes et slogans affichaient un message clair : appuyer la candidature de Wadagni. Dans l’Ouémé-Plateau, Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale et coordinateur UP-R, a réuni les structures locales aux côtés du maire Charlemagne Yankoty pour renforcer cette dynamique.
Dans le Borgou, la mairie de Parakou s’est illustrée par un soutien officiel, sa première autorité communale s’étant engagée ouvertement. Plus au nord, à Ouassa-Péhunco, la jeunesse a tenu un rassemblement citoyen en proclamant son adhésion au « choix de Talon » pour 2026. Dans le département de l’Atlantique, la maire de Toffo, Bibiane Adamazè Soglo, a également pris publiquement position, affirmant l’inscription de sa commune dans la « dynamique Wadagni ».
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Adhésions partisanes et soutiens nationaux
Au-delà des mobilisations communales, le terrain partisan connaît une effervescence. Le parti Moele-Bénin a officialisé son ralliement le 4 septembre lors d’une session extraordinaire de son Bureau politique national. Cette annonce faisait suite à une rencontre tenue au siège du parti à Cotonou, en présence de Wadagni.
Plusieurs personnalités nationales se sont exprimées en faveur du candidat. Louis Vlavonou a salué une candidature « sans tache », qu’il juge être la « meilleure » pour 2026. De son côté, Ousmane Batoko, ancien président de la Cour suprême, a annoncé le 31 août le soutien de l’Initiative de Natitingou. L’ancien président Nicéphore Soglo s’est lui aussi rallié à cette candidature, accentuant la portée symbolique de ces soutiens.
Dans les rangs du BR, Rachidi Gbadamassi a insisté sur une dynamique de réconciliation portée par Wadagni. Le député Armand Gansè, intervenant le 7 septembre dans l’émission Zone Franche sur Canal 3, a rappelé que « ce choix relève de la volonté des partis politiques », soulignant que les grandes instances avaient tranché pour ce candidat.
Une configuration en recomposition
Pris dans leur ensemble, ces signaux traduisent une mise en mouvement rapide de réseaux politiques et municipaux autour du candidat de la majorité. Les démonstrations publiques à Porto-Novo, les engagements communaux à Parakou et Toffo, la mobilisation citoyenne à Ouassa-Péhunco et les ralliements d’acteurs de poids (Vlavonou, Batoko, Soglo) dessinent une dynamique ascendante.
À cela s’ajoute l’adhésion d’un parti comme Moele-Bénin, qui vient élargir le cercle des soutiens au-delà du duo UP-R/BR. Les prochaines étapes seront scrutées : l’extension géographique des mobilisations locales et le rythme d’officialisation de nouveaux appuis, qu’ils proviennent de partis extérieurs à la mouvance ou de figures nationales influentes.
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Un candidat déjà au centre du jeu politique
La candidature de Wadagni s’impose ainsi comme un catalyseur dans le paysage politique béninois. Les ralliements en cascade témoignent d’une volonté de cristalliser l’énergie des structures partisanes et des acteurs locaux autour d’un projet de continuité. La séquence actuelle laisse entrevoir une campagne où la mobilisation, la rapidité d’élargissement des alliances et la capacité de fédérer au-delà de la mouvance présidentielle joueront un rôle déterminant.
SOURCE : La Nouvelle Tribune

